Le premier jour du reste de ma vie

Vendredi, vers midi, mon vélo et moi avons pris la route, laissant dernière nous appartement, moto, et, ce qui est le plus précieux, les Amis. Partir c’est mourir un peu…désormais je comprend cette phrase.

Des points de passages, inévitables et attendus, sont prévus. Chambéry pour commencer, puis Fresnay-sur-Sarthe, ensuite ce sera la drome et bien d’autres destinations, dont je vous laisse la surprise.

Nous, car Héloïse sera de la partie à partir de mi-juillet, allons rencontrer d’autres voyageurs, à vélo, mais pas uniquement, car nous ne sommes pas sectaires et aimons découvrir d’autres univers. Nous allons aussi rejoindre nos amis sur leurs lieux de vacances ou de vie avant notre départ vers un autre continent…à suivre.

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Voici mon beau vélo, certainement trop chargé, même si pour l’instant, j’ai l’impression de n’avoir pris que l’essentiel.

Je suis parti de Seclin pour parcourir une peu plus de 100 kilomètres et planter ma tente au camping de Le Quesnoy, soit à une trentaine de kilomètres de mon objectif premier : le Val Joly. J’ai sous-estimé la lourdeur de mon chargement, sur-estimé la puissance de mes jambes et souffert d’un fort vent pleine face…

Ce vent m’a aussi accompagné, c’est trop gentil de sa part, toute la journée du samedi qui devait se terminer à Reims. Même si je n’ai pas réussi à rattraper mon retard de la veille, j’ai tout de même parcouru 130 kilomètres et planter mon premier bivouac dans un lieu dit dont j’ai oublié le nom, à 37 kilomètres de Reims.

C’est la première fois que je campais comme un sauvage, à l’abris des regards, à l’arrière d’une maison abandonnée. Ce fut impressionnant, mais aussi excitant, car le risque de se faire déloger une fois la tente montée, et alors qu’on est fatigué, est réel. Les bruits étranges, ceux de notre environnement, ne m’ont pas empêché de tomber dans les bras ouverts de Morphée !!

Réveil vers 6 heures ce troisième jour, sous une pluie drue. Je patiente donc sous la tente en compagnie de Sylvain Tesson, écrivain aventurier, que celle-ci faiblisse, avant de replier mon campement et de partir pour Reims, où j’arriverais vers 11 heures.

J’ai décidé d’y passer la journée et la nuit, un repos bien mérité avant de reprendre la route demain vers Troyes.

 

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Je suis sorti du troupeau, enfin !!

 

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